27 juin 2007
No Rock'n roll suicide
Même si c'est encore peu agréable de se lever le matin (pour ne pas dire pas du tout et passer alors pour une dépressive chronique que je ne suis pas), que la nausée nous prend parfois et que la tête nous tourne toujours, on arrête de geindre.
Ce qui est est, passer ses journées à le pleurer, je ne vois pas l'avancée...
On se recentre sur le journal, parce que le breakdown auquel notre rédac' chef a dû assister, on en est pas fière, que le temps passe, que travailler permet d'oublier,
On tente tout de même d'arranger un peu les choses, histoire de ne pas sombrer et s'en mordre les doigts des années après,
On arrête d'aller voir les Chansons d'Amour, parce qu'on a écumé toutes les salles de Paris le passant encore, que les talons de cinéma envahissent mes poches et vident mon porte-feuilles et que ce film n'arrange vraiment rien à mon état.
Et puis on arrête de dramatiser (et du coup de parler de soi à la troisième personne) parce qu'au fond il ne m'arrive rien de dramatique, je n'ai même pas perdu mes amis, je perdu les gens que j'ai aimé considérer comme mes amis, je n'ai pas perdu ma vie sociale, je l'ai détruite.
On recommence tout. Et en mieux.
Et puis après tout, Solidays, Rock en Stock et Rock en Seine m'attendent.......la braderie de Lille par contre, c'est bel et bien fini.
20 juin 2007
And for a minute there, I lost myself.
Cela fait aujourd'hui très exactement un an que je vis à Paris.
Changer de ville ne veut pas dire changer de vie. Différente ville, déceptions identiques.
Vivre autant et si peu à la fois, encore une fois, ça devient rageant, ça devient lassant, ça devient décourageant, oui réellement décourageant.
Et maintenant, ils disent que j'ai perdu mes illusions, mes idéaux, que je suis désabusée et pessimiste alors que je ne vois que le réalisme le plus pur.
Je ne supporte plus les "mais non...." hypocrites et automatiques, aucune de mes phrases n'attend cette réponse, aucune de mes phrases n'attend aucune réponse, je ne fais qu'énoncer des vérités.
Je n'attend plus rien, c'est vrai, et puis?
C'est ce genre de phrase qui prononcée à voix haute aurait droit à un "Mais non enfin...". C'est d'autant plus drôle quand les gens répondent cela sans avoir la moindre idée de ce qui pousse quelqu'un à raisonner de cette façon.
Encore une fois, il n'y a rien de dramatique dans tout cela, moi je n'y vois rien de dramatique.
Mes amis ne me connaissent pas, mais ils continuent de prétendre que c'est le cas. Ont-ils jamais été mes amis? Il...me connaissait, c'est le seul à avoir réellement pris la peine de me connaître comme moi je connais mes amis. Mais bien sûr, il est parti. Que reste-t-il d'une année entière? Quelques mails, quelques larmes retenues avec peine lors de l'adieu où l'on ne se regarde pas dans les yeux.
Au fond aucune nouvelle sensation, aucun fameux frisson électrique que l'on guettait étrangement. L'envie de faire l'amour sur radiohead comme toujours. Souvenirs de l'été 2004, du bleu de l'aube et de la chaleur dérangeante. "Les amours qui durent font les amants exsangues". Attendre quatre ans la même personne, ce n'est pas normal.
En voilà une d'année sur laquelle apposer R.A.S, en voilà une d'année à jeter, encore.
