09 juillet 2007
Oh Solidays...
J'ai envie de tout raconter, mais je ne sais même pas par où commencer. Il va me falloir des jours pour m'en remettre mais je remettrais ça sans aucune hésitation. C'était fantastique. Professionnellement, humainement...musicalement.
Mon beau pass média avec mon nom et le nom de mon journal, celui que tout le monde regardait, ma première accréditation, celle qui m'a permis de faire toutes les conférences de presse, de rencontrer un chiffre incalculable d'artistes, de me faire draguer par Marco Prince (!!!!!!), d'interviewer, ou plutôt de me balader avec Antoine de Caunes, de parler chti avec le chanteur des fatals picards.........ça oui, je risque de m'en souvenir de mon premier pass all access.
Des micro-trottoirs à ne plus en pouvoir, tenter de varier les interviewés pour se retrouver avec toujours la même réponse : oui il y a trop de racisme en France. [J'entend déjà ma rédac chef m'engueuler : "je te l'avais dit à Solidays, on partage tous les mêmes valeurs!!"] Peu m'importe.
Du vent dans les cheveux le vendredi, des coups de soleil gigantesques le samedi, un rhume le dimanche et surtout, des converses irrécupérables, plongées jusqu'à la corde dans la boue, mais un sourire jusqu'au bout, on parlait de "Woodstock 2007"
Le point fort bien sûr, ce sont les rencontres et les re-rencontres. Des gens qu'on a pas vu depuis des mois et qu'on est heureuse comme jamais de revoir. Des journalistes par qui on se fait draguer parce que dixit Emilie : "le journalisme c'est un milieu fermé, tout le monde sort avec tout le monde". Des gamins de 15 ans qui prétendent en avoir 19 pour nous faire des free hugs, des collègues qui deviennent des copines, des inconnus qui deviennent des collègues, des imbéciles qui tentent de noter leurs numéros sur mon pass.....un charmant garçon qu'on retient au milieu de tous, juste pour ce concert magique et m'avoir raccompagné chez moi samedi sur un air de Feist (s'il ne me rappelle pas, je fous en l'air tous mes principes et JE le rappelle)
Et la musique bien sûr.......on rate quelques concerts parce que conférences de presse, on ne reste que 10 minutes à d'autres, mais on réussit à vraiment s'éclater Emilie et moi, on danse sur tout et n'importe quoi, (le Tokyo Ska Paradise Orchestra, mémorable), on est définitivement, à 100% des quartiers populaires quand Marco Prince nous le demande avant d'entamer "Barbès", jamais autant Chti quand le Marcel démarre, sur une autre planète durant Sinclair (Plus grâce au fameux J. que grâce à Sinclair), quelques bières aidant on se retrouve même à chanter avec Diam's (beaucoup de bières aidant), déchaînée sur Kaiser Chief.........
On finit par se rendre compte qu'on est vraiment là pour profiter de l'ambiance, pour décompresser, pour se laisser aller, pas forcément pour apprécier les qualités musicales (même si Mademoiselle K ne sait définitivement pas chanter et que Joey Starr est bien loin de l'époque NTM), c'est fini l'élitisme musical dans ce genre de festivals et c'est ça qui est vraiment bien.
Ma grande déception reste tout de même Lauryn Hill. Une toute autre personne, une véritable diva qui arrive 20 minutes en retard, qui a changé de genre musical, de façon de chanter (si on peut considérer qu'elle chante encore...), de personnalité, de textes.....
Merci à Emilie, comme on l'a statué "copine de festival un fois....copine de festival pour toujours", maintenant en route pour Rock en Seine et la fête de l'Huma (parce que J. et parce que Iggy Pop!!!).
Je suis sacrément triste que ce soit fini. J'en ai fait des festivals, pas mal en tant que bénévole, mais l'ambiance de Solidays, c'est vraiment unique. Vivement l'année prochaine.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=158281&pid=5563401
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
